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MAHAMA KONATE

Mahama Konaté  m’a initié à la « parole du bala » et  m’a donné ses ultimes conseils, alors que je jouais régulièrement avec ses musiciens dans les cabarets de Bobo Dioulasso.  Je m’inscris dans son héritage, par ma fidélité aux rythmes et aux thèmes traditionnels mais aussi dans ma fidélité aux sons roots. Dans cet esprit, je n’introduis plus d’instruments modernes mais cherche à moderniser les instruments traditionnels pour les ouvrir aux gammes modernes.

Mahama Konaté considéré comme le plus grand balafoniste de tous les temps au Burkina Faso. Après avoir fait parti de la Troupe nationale, avec laquelle il a effectué ses premiers voyages au Québec et en Algérie, il prit la décision de créer sa propre troupe: « Nous faisons de la musique traditionnelle, originaire de chez nous, alors nous l’appellerons « Farafina », ce qui veut dire « Le pays de ceux qui ont la peau noire »».
Farafina sillonna le monde des festivals de jazz pendant deux décennies, mais le concert mythique fut à Wembley, où Farafina joua en hommage à Nelson Mandela qui, à l’époque, était encore en prison.

Mahama refusait l’introduction d’instruments modernes, non pas qu’il les détestât, mais il ne voulait pas perdre le sens de « Farafina ». il appellera d’ailleurs désormais son groupe »Farafina Lili », ce qui veut dire « Les racines de la musique africaine ».

Bahama Konaté  décède  Bobo le 5 octobre 2010

« Que tu sois blanc, rouge ou noir,

c’est le sang rouge qui coule dans tes veines… »